Juve, tranquillement, venait de se lever.

Sans hausser la voix, il disait à Léon :

— Faites donc conduire ces bonnes gens-là au cachot. Après tout, nous sommes bien bêtes de perdre du temps avec eux !

Or Mon-Gnasse, en écoutant ce propos, perdait toute son assurance.

Une peur affreuse lui venait.

Des fois, est-ce que les cognes ne l’auraient pas filé depuis Robinson ? Est-ce que la rousse ne savait pas qu’il turbinait pour Fantômas ? Ils étaient tous là à lui tirer les vers du nez ; peut-être bien qu’ils faisaient les imbéciles mais qu’ils en savaient long !…

Et Mon-Gnasse fut pris d’un désespoir violent à la pensée qu’on allait le reconduire dans sa cellule, qu’il y resterait peut-être au secret pendant sept ou huit jours et que, tout ce temps, il ne saurait rien de ce qui se tramait contre lui…

Mon-Gnasse ouvrit la bouche pour parler, mais la Puce le devança :

— Ah ! bien, zut alors ! déclarait la femme. Si c’est comme ça, moi, j’aime mieux jacter ! Bien sûr, qu’on sait des choses !…

Mon-Gnasse, à son tour, reprit la parole :