Pérouzin, tout aussi embarrassé, retourna la question à Mon-Gnasse.
— Allons, fripouille, demandait-il, comment penses-tu qu’il faut agir ?
C’était là une question si extraordinaire que Mon-Gnasse pensa rêver.
— Sûr qu’y sont piqués ! estima l’apache, glissant un coup d’œil à la Puce pour attirer son attention. V’là maint’nant qu’c’est les roussins qui m’demandent des conseils !… Oh ! mais alors, y a du bon !
Mon-Gnasse prit son air le plus innocent, il répondit, faisant assaut de politesse :
— M’sieur l’agent, ce s’ra juste au juste tout comme ça vous bottera !
Puis après une petite pause, et sans laisser aux inspecteurs le temps d’émettre une proposition, Mon-Gnasse commença :
— Une idée comme ça qui m’vient. Faudrait p’t’ête pas qu’on radine ensemble dans la tôle, histoire de pas s’faire remarquer ? La Puce et moi, s’pas, on entrerait comme des braves bourgeois tranquilles qui veulent s’caler les mâchoires… Vous, vous resteriez d’vant la porte. Une seconde après, naturellement, vous pourriez rappliquer à vot’tour…
Nalorgne hochait la tête, il questionna :
— Ouais ! mon garçon, tu nous crois trop bêtes !… Et si tu t’débinais, hein ?