— Bien sûr, on aura pas l’air d’se connaître !… Puis, comme ça, quand c’est qu’viendra l’mec qui nous a r’filé les pièces d’or, la Puce et moi, on vous f’ra signe.
Pérouzin trouvait cela très bien. Il le déclara nettement.
— Affaire entendue ! disait-il. Nous allons procéder ainsi.
Et, pour se concilier les bonnes grâces des apaches, Pérouzin, qui était généreux à ses heures, décida sans hésiter :
— Vous pourrez boire d’ailleurs tant que vous voudrez, c’est Nalorgne et moi qui paierons les tournées.
Le petit groupe arrivait à ce moment devant le Cochon-Gras. Il était temps de se séparer.
Très fiers, ayant l’air parfaitement innocents, Mon-Gnasse et la Puce quittèrent les deux agents et entrèrent dans le cabaret. À ce moment, Nalorgne claquait des dents.
— Pourvu qu’ils ne s’enfuient pas ! murmurait-il.
Mais Pérouzin riait d’un grand rire de confiance.
— Ils n’oseraient pas ! répétait-il, ils n’oseraient pas !…