Fantômas !… Fantômas !… Fantômas !…

Dès lors, à l’anxiété curieuse qu’il éprouvait, au désir impérieux qu’il ressentait en lui de savoir la vérité sur ce qui s’était passé, sur ce qui se passait, se mêlait une inquiétude effroyable, une crainte affreuse à l’idée que peut-être lui-même Léon Drapier était involontairement mêlé à une aventure de Fantômas.

Malgré lui le directeur de la Monnaie en revenait toujours aux deux crimes mystérieux qui s’étaient produits l’un à son domicile, l’autre rue Blanche.

Il savait qu’il n’était pas coupable, il savait qu’il n’avait pas tué le valet de chambre Firmain, pas plus qu’il n’avait assassiné sa maîtresse, Paulette de Valmondois.

La mort inexpliquée de Firmain, le décès tragique de Paulette n’étaient pas faits pourtant pour le rassurer.

En somme, c’étaient là, bien nettement, des crimes à la manière de Fantômas, des drames comme seul le Génie du crime était capable d’en imaginer.

Léon Drapier s’étonnait de ne pas avoir vu depuis quarante-huit heures le seul homme en qui désormais il avait confiance, le détective privé, M. Mix, qui jusqu’à présent, croyait-il, l’avait fort adroitement guidé dans le labyrinthe de mystère, alors que peut-être, s’il avait un peu mieux réfléchi, il se serait rendu compte que M. Mix paraissait plutôt l’observer, lui, Léon Drapier, et s’inquiéter de ce qu’il faisait que de le protéger et de le défendre.

Le directeur de la Monnaie en était là de ses réflexions, lorsque M. Valleret entra dans son cabinet.

L’employé de la comptabilité se confondit en salutations plates et obséquieuses devant le grand chef, mais Léon Drapier mettait fin, d’un geste bref, à ces cérémonies.

— De quoi s’agit-il, monsieur Valleret ? dit-il. Parlez rapidement, je suis très pressé.