Mais, cette fois, il se réjouissait, car une fois les pièces qu’il dérobait mises en circulation, nul ne pourrait reprocher aux porteurs de les posséder sur eux !

Ce travail, toutefois, auquel se livrait le bandit, était fatigant. De grosses gouttes de sueur perlaient à son front, mais Fantômas était si absorbé qu’il dédaignait la fatigue et ne tenait point compte du temps qui passait.

Lui-même l’ignorait, et il était si attentif qu’il n’entendit point un léger bruit se produire, alors qu’il achevait de vider la grande cuve de verre dans laquelle il avait puisé sans discontinuer depuis son arrivée.

Un léger bruit, en effet, s’était produit, et il était dû à une chose singulière…

Sur le sol s’agitait une silhouette humaine, un corps d’homme qui paraissait surgir des profondeurs de la terre battue à cet endroit, où une croûte de ciment léger avait craqué.

Cet homme était d’une saleté sordide, couvert de gravats, de sable et de boue.

Ce personnage risquait tout d’abord le haut de la tête seulement au-dessus de la terre dont il venait d’émerger. Il regarda autour de lui. Tout d’abord, il ne vit rien, mais il entendit parfaitement le bruit cristallin du métal que maniait Fantômas avec tant de désinvolture.

Le visage de cet homme prit une expression de joie satisfaite, et, dès lors, au front et aux yeux succéda le reste du visage.

Quiconque aurait vu à ce moment cette apparition aurait certainement été terrifié !

On aurait dit le corps d’un homme enterré, surgissant de tombe, et venant demander aux vivants compte de ce qu’ils faisaient.