Au fur et à mesure qu’il s’avançait, le niveau de l’eau baissait dans l’égout.
Et, dès lors, l’homme finissait par marcher à pied sec dans le cloaque immonde.
Ce n’était certes pas la première fois qu’il y venait, et il semblait fort bien connaître ce chemin, car à un moment donné, sans la moindre hésitation, à un carrefour où deux égouts venaient se joindre au premier, il s’engagea dans celui de gauche, non sans avoir pris au préalable, à côté d’un mur, une pioche et une marteau qui se trouvaient là.
Sans doute les avait-il apportés préalablement dans ce lieu ?
L’homme, désormais, s’engageait dans l’égout de gauche dont le diamètre était juste suffisant pour livrer passage à son corps et à ses robustes épaules.
Il s’enfonçait alors dans le trou sombre, se glissant péniblement, manquant d’air à chaque instant, pris à la gorge par les odeurs méphitiques qui s’exhalaient en maints endroits.
À deux ou trois reprises, il était obligé de livrer de véritables batailles à d’énormes rats d’égout qui, loin de fuir à son approche, semblaient vouloir s’opposer à sa marche en avant.
La pioche et le marteau faisaient leur œuvre et, sur son chemin, l’homme laissait quelques cadavres de ces bêtes répugnantes.
À un moment donné, l’homme s’arrêta, se coucha sur le dos, et, après avoir pris quelques minutes de repos car il était exténué, avec son marteau d’abord et sa pioche ensuite, il attaqua la voûte de l’égout !
Les coups qu’il portait à la muraille se répercutaient sourdement au lointain.