Pour ménager sa lumière sans doute, l’homme travaillait dans l’obscurité. À deux ou trois reprises cependant, il allumait sa lampe électrique, consultait un plan qu’il sortait de sa poche.

— Je suis bien au-dessous de la cave, reconnaissait-il, je dois continuer à creuser !

Il creusait toujours.

L’excavation s’agrandissait. À un moment donné, l’extraordinaire travailleur poussa un cri d’épouvante.

Un jet d’eau puissant venait de jaillir et menaçait de remplir l’égout, d’étouffer l’homme qui s’y trouvait.

Celui-ci, dans un malencontreux coup de pioche, avait en effet perforé une conduite d’eau…

Il se rendit compte que l’eau montait toujours – il en avait désormais jusqu’à la ceinture – et qu’elle ne tarderait pas à arriver jusqu’à ses épaules, car l’égout dans lequel elle tombait était si étroit qu’elle menaçait de le remplir complètement. Le premier instant de terreur passé cependant, l’homme reprit courage.

— Il faut que je creuse, se disait-il, que je creuse suffisamment pour arriver à réserver un orifice au-dessus du niveau de l’endroit où j’ai crevé le tuyau d’eau.

Et c’était désormais une lutte de rapidité entre la redoutable cascade et le travail de perforation auquel se livrait cet audacieux individu.

Enfin il atteignit son but !