Dès lors, constatant qu’il était sauf, il continua malgré la fatigue. Les moellons s’effritaient, les blocs de pierre tombaient autour de lui, puis ce fut, au-dessus de sa tête, une chute de terre meuble et de sable fin qui faillit l’aveugler et l’étouffer à la fois.

Mais, en dépit de ces difficultés, l’homme ne perdait pas courage, bien au contraire. Assurément, il devait se rendre compte que plus il creusait, plus il approchait du but qu’il poursuivait si ardemment.

Enfin, il parvint à rencontrer au contact de sa pioche une sorte de croûte de béton qui rendit un son creux lorsqu’il l’eut attaquée.

Cette fois, l’homme s’arrêta, et, accroupi sur les détritus qu’il venait d’extraire du sol, il souffla longuement.

— Je n’ai plus, songeait-il, qu’à briser cette croûte d’asphalte, et je suis dans la place.

Une heure après, l’homme faisait comme il l’avait dit, et c’était à ce moment que sa tête surgissait du sol de la cave, que ses yeux, étant accoutumés à l’obscurité, apercevaient Fantômas en train de dérober des milliers de louis d’or…

L’homme avait fini par s’extraire complètement du sol et désormais il se leva, s’avança lentement, longeait les murs et, de ses vêtements déchirés, souillés de boue, absolument informes, il extrayait un revolver, l’arme était chargée.

— Point de quartier ! pensa-t-il. Six balles d’abord dans la peau de Fantômas, puis ensuite on verra !…

Mais il n’avait pas le temps de réaliser son projet, il venait de faire un pas en avant, lorsqu’un cri terrible s’échappa de sa poitrine, cependant qu’une effroyable douleur manquait de le faire défaillir.

Fantômas avait entendu le cri poussé dans le silence de la cave…