Puis il s’arrêta net de bouger, de parler…
De l’autre côté de la porte par laquelle il venait d’entrer, il percevait des voix, des rumeurs…
Répondant à l’appel téléphonique qui lui avait été adressé un quart d’heure auparavant par M. Mix, M. Havard, chef de la Sûreté, était accouru jusqu’à la Monnaie. Il était accompagné de deux de ses meilleurs inspecteurs, Léon et Michel, et il y avait encore cinq autres agents de la brigade spéciale des vols et assassinats.
Dès que le chef de la Sûreté se présentait à l’hôtel des Monnaies, il y était reçu par Mix qui lui présentait le chef de la surveillance et le brigadier.
— Monsieur le chef de la Sûreté, déclara le détective, je crois que cette fois le voleur est pris au piège que nous avions disposé dans la cave ! Voulez-vous que nous allions voir ? Dans l’espace d’un instant, nous serons édifiés…
— À vos ordres, monsieur ! déclarait Havard qui ordonnait à ses hommes :
— Préparez vos cabriolets, et surtout vos revolvers…
La petite troupe alors, guidée par Mix, descendait par un escalier privé du service des monnaies vers la cave où l’on réservait les trésors.
On n’entendait aucun bruit, et déjà l’on approchait de la porte de fer qui faisait communiquer le couloir avec la cave, lorsque soudain M. Mix, qui marchait en avant avec le chef de la Sûreté, s’arrêta :
— Qu’y a-t-il ? demanda M. Havard.