Fidèle à sa résolution, en effet, le bon Juve n’avait qu’une idée, rejoindre les agents, trouver un prétexte, s’enfuir, ne pas prendre part à une lutte où ses sentiments chevaleresques lui interdisaient de figurer.
Or, à cet instant, Juve cependant se glissait furtivement vers la gauche.
Pourquoi donc ?
Juve rampait sur le sol. Il s’écorchait les mains et les genoux. Il se meurtrissait le visage. Qu’importe ? Tenant son browning d’une main, prêt à faire feu si d’aventure il était en danger, s’il devait défendre sa vie, Juve, s’écartant de la police, allait vers les apaches, frissonnant à la pensée que c’était peut-être une balle d’ordonnance qui allait, d’un instant à l’autre, le frapper…
Juve n’agissait pas au hasard, Juve ne perdait nullement la tête et faisait volontairement ce qu’il faisait.
Juve n’allait pas faire le coup de feu contre la police, et Juve n’avait pas non plus l’intention de trahir les misérables dont il était, après tout, l’obligé.
Non ! Ce qui poussait Juve à la suite des Grouilleurs qui couraient à la bataille, c’était seulement la curiosité, une curiosité ardente, formidable, une curiosité qui le faisait haleter.
Ils étaient sortis sept en effet de l’égout. Ils étaient sortis six Grouilleurs et Juve…
Or, depuis qu’ils rampaient tous dans la direction de la bande qui livrait une véritable bataille à la police, Juve comptait sept corps étendus sur le sol, sept corps qui, péniblement, se faufilaient, gagnaient du terrain au risque d’être découverts, au risque d’être fusillés par les agents aussi bien que par les misérables, car aucun des deux partis ne pouvait les reconnaître.
Quel était donc le septième personnage qui venait de rejoindre la bande ?