— Juve !…
Et Juve, certes, était assuré de ne pas se tromper. À la lueur fulgurante du coup de feu, il avait vu, nettement vu quel était le septième individu qui s’était ainsi mystérieusement joint à la bande. Cet individu, c’était Fantômas !… C’était le Maître de l’effroi, le Roi de l’épouvante, c’était le Génie du crime !…
Alors une colère folle, une rage indicible, une fureur insensée s’empara de Juve.
Une fois encore, il était en face du misérable que depuis tant d’années il s’acharnait à poursuivre ! Ah ! la lutte allait être terrible, sans pitié, sans merci !
Juve bondit en avant. Il voulait se jeter sur Fantômas, l’empoigner à la gorge, l’étrangler…
Juve, qui, d’ordinaire, était toujours maître de lui, perdait la tête et, grisé peut-être par l’odeur de la poudre, voyait rouge, voulait tuer…
— Fantômas ! Défends-toi !…
Juve avait fait un bond. Il s’élançait sur le bandit, il croyait le tenir déjà, mais il ne rencontrait que le vide.
Fantômas s’était jeté de côté. Le misérable, en même temps, tirait. Juve sentit une vive douleur à l’oreille. Fantômas l’avait visé au front, et sa main peut-être avait tremblé, sa balle avait seulement écorché le policier.
À ce moment, d’ailleurs, et tandis que Juve, emporté par son élan, allait buter dans un tas de matériaux contre lesquels il roulait, des cris s’élevaient de toutes parts.