— Il faut en finir, nom d’un chien ! Voilà plus de vingt minutes que nous tiraillons à l’aveuglette, cela ne peut pas durer ! Chargeons !

Juve, encore une fois, sourit sous son bandeau. L’homme qui parlait ainsi, certes, il savait bien qui c’était, la voix le renseignait à merveille.

— Bon ! grogna Juve, voilà cet excellent Léon qui se fâche… Eh ! si seulement il pouvait rencontrer Fantômas… Si seulement un coup de feu pouvait faire justice du monstre…

Puis Juve ajoutait ces paroles énigmatiques :

— Il est vrai qu’il n’y a aucune chance que cela arrive. Fantômas, à ce que je crois, ne court aucun danger !

On s’occupait pourtant de Juve, et ceux qui l’avaient pris se trompaient sur l’importance de leur capture.

À côté du policier, toujours étendu sur la berge, en effet, Mix allait et venait, donnant des ordres.

— Parbleu ! il faut savoir qui nous avons pris !… Non, ne lui ôtez pas son bâillon… Il pourrait crier et signaler notre groupe à ceux qui tirent des coups de revolver… Fouillons-le, d’abord.

Mais à ce moment une voix, une voix inconnue, interrompait Mix.

Ce devait être un agent qui s’écriait :