— Je dormais à l’intérieur, fit Mix. J’ai découvert que cette banquette était un coffre et qu’on s’y pouvait dissimuler à merveille. Vous n’ignorez pas, monsieur le chef de la Sûreté, que moi aussi je cherche, pour mon compte, l’auteur des mystérieux vols. Il y a quelques instants, je suis sorti de ce coffre, ayant un peu chaud, je me suis étendu dessus, espérant reposer en paix, car je suis très fatigué… Vous ne m’en avez pas laissé le loisir !
— Je le regrette, fit d’un ton bourru le chef de la Sûreté, nous avons autre chose à faire ici qu’à dormir. Le voleur vient de nous échapper en se sauvant par les toits, il y a quelques instants à peine.
— Vraiment ! fit Mix, et d’où venait-il donc ?
— Ma foi, déclara le chef de la Sûreté, je n’en sais rien ; des combles de l’immeuble, je crois.
— Vraiment ! fit encore Mix en réfléchissant.
Et il ajoutait, sceptique :
— Ce n’est pourtant pas dans les combles qu’on l’on vole, mais dans les caves !
— C’est vrai, reconnut le chef de la Sûreté.
Et soudain il se tournait vers Léon et Michel.
— Le propos que vient de tenir M. Mix m’ouvre des horizons, messieurs. Il est évident que le voleur a dû être dérangé au moment où nous sommes intervenus, peut-être se rendait-il dans la cave, peut-être même en revenait-il. Il serait bon d’y aller voir, dans le cas où il aurait laissé des complices au fond de ce sous-sol.