Juve à deux heures de l’après-midi lui avait annoncé sa visite pour le soir même, et lui avait confirmé les dispositions prises deux jours auparavant.
Effectivement c’était le policier qui se présentait.
Juve paraissait quelque peu troublé et son visage avait la crispation caractéristique des grands jours, des heures décisives.
Le policier serra la main du chef de la Sûreté puis, à la manière de quelqu’un qui connaît la disposition de l’appartement, il se rendit directement dans le cabinet de travail de M. Havard. Celui-ci l’y suivait.
Juve, sans proférer une parole, commença par se promener dans la pièce, les mains derrière le dos, considérant chaque angle du cabinet, chaque tenture, chaque meuble, avec minutie.
À un moment donné, s’étant arrêté devant un mur, auquel pendaient quelques tableaux, il heurta ce mur du doigt. Le mur rendit un son creux.
Juve se tourna vers M. Havard.
— Qu’y a-t-il de l’autre côté ?
— Un petit cabinet où je range de vieux vêtements.
Juve interrogeait toujours.