« Cet homme, aidé de Léon Drapier, lui fait faire une quantité de bêtises qui, loin de l’innocenter, le compromettent !
« Drapier, toutefois, ne s’aperçoit de rien. Il a engagé ce personnage au nombre de ses collaborateurs les plus intimes, il l’introduit à la Monnaie. Ah ! c’est ce que voulait Fantômas !
« Vous m’avez compris, monsieur Mix ? Le protecteur de Léon Drapier et Fantômas ne font qu’un !
« Une fois Fantômas à la Monnaie, il vole ! Il se trouve que chacun des vols qu’il commet retombe sur Léon Drapier, et dans l’espèce Fantômas n’a pas trop mal agi, car les autorités policières les plus intelligentes se disent, non sans justesse :
« Parbleu, cet homme qui dérobe les trésors dont il a la garde et que nous avons déjà suspecté d’attitude bizarre lors des crimes commis dans son entourage est parfaitement capable d’être un voleur et un assassin… Il faut donc l’arrêter !
« Et c’est ce que l’on fait, monsieur Mix ! Toutefois, je dois vous dire que les plus subtils raisonnements risquent parfois de se désagréger à la moindre petite faute, le moindre petit incident !
« Certes, Fantômas est un homme habile ! Certes ! il est capable des combinaisons les plus machiavéliques, mais il ne faut pas qu’il oublie qu’il a sans cesse et toujours à ses trousses un adversaire irréductible et implacable ! Il ne faut pas que Fantômas oublie que moi, Juve, je suis toujours là !
Mais, à ce moment, M. Mix se redressait.
Et, d’une voix tonitruante, il hurla :
— Fantômas ne l’oublie pas, Juve ! et Fantômas n’a pas peur de vous !