Pendant tout le temps que Juve avait parlé, celui qui passait pour être M. Mix était demeuré impassible… Toutefois son visage avait quelque peu pâli !
En l’espace de quelques secondes, en effet, le célèbre inspecteur de la Sûreté avait démasqué le bandit et prouvé de la façon la plus formelle que M. Mix et Fantômas ne faisaient qu’un !
Juve, dès lors, se précipitait vers Fantômas, lequel s’était reculé jusqu’au mur. Il braquait sur lui son revolver. Le bandit fouilla sa poche, comptant y trouver une arme… Ce fut en vain !
Fantômas aussitôt devint blafard !
— Malédiction ! grommela-t-il, Juve m’a volé !
Le policier n’abaissait point son arme.
— Je vous ai volé, en effet, fit-il, et je m’en vante ! J’ai acquis une certaine habitude du vol à la tire, dans un milieu que je fréquente depuis quelque temps ! Je me félicite d’avoir débuté par des exercices, par des vols commis sur la personne de Fantômas !
« Vous voilà donc hors d’état de nuire ! Tenu en respect sous la menace de mon revolver…
« Le vôtre est dans ma poche. N’essayez point de venir l’y prendre ! Je possède également votre portefeuille, Fantômas ! Allons ! allons ! tout va bien !…
« Il ne vous reste plus qu’à vous rendre !