— Jamais ! commença Fantômas.
Mais à ce moment le bandit poussait un cri rauque. Il trébuchait en arrière ; le mur contre lequel il s’était appuyé venait, semblait-il, de s’effondrer sous la poussée ! En réalité, c’était la porte dissimulée dans la boiserie qui s’ouvrait, et M. Havard surgissait !
Le chef de la Sûreté n’était pas de ces hommes qui dédaignent d’agir par eux-mêmes !
Profitant du désarroi de Fantômas et de la chute qu’il faisait en arrière, aidé de Juve qui bondissait sur lui à son tour, M. Havard, en l’espace d’un clin d’œil, passait au célèbre inspecteur des menottes et un cabriolet, qui servaient à Juve pour immobiliser Fantômas !
Désormais le redoutable bandit était pris ! réduit à l’impuissance ! presque à l’immobilité !
Juve et Havard l’avaient obligé à se relever, ils le considéraient les yeux dans les yeux, haletants.
Nul ne proférait une parole. Au surplus qu’auraient-ils pu dire, dans ce tragique tête-à-tête où trois hommes se trouvaient en présence, parmi lesquels deux implacables adversaires, Juve et Fantômas ?
Il semblait toutefois que le bandit était capturé… bien capturé, et que désormais on pouvait être assuré que les précautions les plus grandes seraient prises pour qu’il ne s’échappât point !
Les trois hommes frémissaient. Fantômas toutefois, après son émotion première, laissait errer sur ses lèvres un sourire railleur.
— Eh bien, interrogea-t-il, que faisons-nous ici ?