M. Havard toutefois félicitait le policier :

— Je comprends, maintenant, fit-il, tout votre plan ! Vous aviez démasqué Fantômas depuis quarante-huit heures, et vous vouliez l’arrêter ici, chez moi ! C’est bien, Juve ! Je vous félicite ! Je comprends également, ajoutait le chef de la Sûreté, pourquoi vous avez fait venir cette voiture cellulaire qui doit être actuellement à la porte de ma demeure. C’est pour lui confier Fantômas ?

— Confier, n’est pas le mot ! fit Juve. Je me propose, monsieur le chef de la Sûreté, d’accompagner notre prisonnier jusqu’à la Santé dans cette voiture cellulaire !

« Fantômas est un homme habile… Je me plais à le reconnaître, et je tiens à le surveiller jusqu’au cachot !

M. Havard exultait.

— Je vous accompagnerai Juve, et peut-être ne serons-nous pas trop de deux pour surveiller le bandit !

Havard se précipitait sur l’appareil téléphonique, demandait la communication avec la permanence de la préfecture. Il entrait en rapport avec l’inspecteur Michel.

— Une capture intéressante ! criait-il ; venez d’urgence à la prison de la Santé, avec votre collègue Léon !

Fantômas avait entendu cela. Ironiquement, il railla :

— Que de précautions, messieurs ! Vraiment on dirait que vous avez bien peur de moi !…