Juve montait ensuite, non sans avoir crié au cocher :

— À la Santé !

Puis, c’était au tour du municipal de s’installer dans le vestibule, qui démarra lourdement…

Quarante minutes s’étaient écoulées, que la voiture cellulaire roulait toujours.

On était horriblement secoué, elle allait à très vive allure ; les chevaux, perpétuellement stimulés par le fouet du cocher, sans cesse galopaient…

Juve et Havard, qui se tenaient dans le couloir étroit du véhicule, à deux ou trois reprises s’étaient dit :

— Quel drôle de chemin prend cet homme ! comment se fait-il que nous ne soyons pas arrivés, surtout du train dont nous marchons ?

À vrai dire ce n’était pas là leur principale préoccupation : ils s’inquiétaient surtout de Fantômas.

Il ne se passait pas de minute qu’ils ne jetassent un coup d’œil sur leur prisonnier. Or, celui-ci ne bronchait pas, demeurait impassible dans se petite cellule.

À un moment donné, la voiture s’arrêta.