J’ai beaucoup changé ?

(Il arrange ses cheveux.)

LISE

Non !… mais c’est autre chose : tu es un autre René ! Tu es le maître, maintenant. Le fiancé était doux, timide, obéissant. Le mari est décidé, fort !… Tu sais, au fond, j’aime mieux le mari.

(Elle lui saute au cou.)

RENÉ

Ma Lise adorée !… (Il l’embrasse). C’est curieux ; on m’aurait prédit, jadis, que je vivrais six mois, seul avec une petite personne, à la campagne, à trois lieues de la moindre gare, j’aurais souri !

LISE

Et tu ne t’es pas ennuyé, pendant ces six mois ?

RENÉ