ARNAUD (DE L'ARIÉGE)—Admirable tête couronnée des plus beaux cheveux blancs que j'aie vus jamais. Un seul défaut. Le front et le sommet du crâne vont s'aplatissant soudain.

Ce qui fit dire un jour à Gavroche, qui regardait M. Arnaud (de l'Ariége) entrer à la mairie de l'arrondissement qu'il régit:

—Dommage que le plafond soit un peu mansardé!

L'honorable représentant, aussi ferme en ses convictions républicaines que doux et courtois dans ses relations, a retourné le mot connu. C'est une tige de fer peinte en roseau.

M. Arnaud (de l'Ariége) est le dernier survivant de l'école de Buchez, qui prétendait marier le catholicisme et la liberté.

Mais je crois qu'il commence à s'apercevoir que, cette union-là étant frappée de stérilité, comme pour la carpe et le lapin, on ne verra jamais que le père et la mère.

ARNAULT (Madame NAPTAL)—Une des extases de ma prime jeunesse. Un des souvenirs de mon âge de raison.

Je la vois encore radieuse de beauté dans les Cosaques. La Russie s'en est vengée en se l'annexant. On prétend qu'une fois un de ses regards a fait dégeler la Néva.

Et dire que l'hiver commence à venir pour ces regards-là eux-mêmes!

ARNOULD-PLESSY (Madame)—Autre exemplaire, hélas! de l'Art de vérifier les dates. Exemplaire relié en chagrin, dit-on. Ce qui expliquerait l'art mélancolique de l'excellente comédienne.