Exemplaire vivant et unique de l'Histoire des Autres, un livre intéressant qu'on ne consulte jamais sans profit.

AUDIFFRET-PASQUIER (Duc D')—Un finaud qui a compris qu'au théâtre de la politique comme à Guignol, le rôle important n'est pas celui des marionnettes, mais bien celui de l'impresario dont la main invisible fait mouvoir les pantins.

De la tribu des bilioso-rageurs. Ce qui fait sa force... et sa faiblesse.

Serait bien plus maître des autres, s'il arrivait à être maître de lui-même. S'est parfaitement rendu compte de la puissance de l'antipathie, et a pour autrui des haines vigoureuses; mais ne tient pas assez compte de la puissance de la sympathie et oublie de se créer des affections fidèles.

Se dit conservateur et rêve de portefeuilles. Drôle d'idée d'aspirer à être vitrier avec un tempérament qui ne vous porte qu'à casser des carreaux.

AUDOUARD (Madame OLYMPE)—Olympe... et Parnasse! Jadis, pour applaudir à sa littérature, on regardait ses jolis yeux. Mais les jolis yeux passent (premier malheur!) et la littérature reste (seconde catastrophe!)

Pourquoi, à mesure que la beauté prend du corps, le talent n'en prend-il pas aussi?

C'est pas juste, na!

AUGIER (EMILE)—Ressemble à François Ier. Comme lui, les rares soirs où il a livré des batailles de Pavie, a pu dire toujours:

—Tout est perdu, fors l'honneur!