BARBEY D'AUREVILLY—Tond avec amour les œuvres de ses confrères, coupe perpétuellement la queue du chien d'Alcibiade, et va-t-en ville promener des toilettes-réclames qui font dire aux moutards:
—Tiens, papa, ce monsieur qu'est déguisé!
Outre le chapeau-tromblon, les manchettes retroussées et la redingote-spencer, a encore imaginé, pour éblouir les badauds, d'écrire avec des encres de différentes couleurs, selon la tonalité du morceau.
Tout cela c'est du truc, ce n'est pas du talent; c'est du savoir-faire, ce n'est pas du savoir.
Comme écrivain, appartient à la tribu des épileptiques de lettres. Chaque article est un accès qui amasse du monde. Mais de ce qu'on s'attroupe, il ne résulte pas qu'on admire.
Personne n'aura donc l'obligeance d'apprendre à ce casseur de phrases que pour trouver l'originalité il faut d'abord ne pas la chercher du tout?
M. Barbey d'Aurevilly est monarchiste et clérical. Vous dire ce qu'il a déjà fait de prosélytes... à la République et à la libre-pensée!! . . . . . . . . . .
BARBIER (AUGUSTE)—A écrit un chef-d'œuvre: les Iambes. A passé le reste de sa vie à sembler dire au public:
—Pardonnez-moi, mon Dieu! je ne savais pas ce que je faisais!