Est rentré dans la vie privée, comme un chapeau rentre dans la tête... A la suite d'un renfoncement.
DAUBIGNY—On a longtemps dit de son talent:—C'est un rude.
Qu'il prenne garde de faire dire maintenant:—C'est un dur.
A mesure qu'il vieillit, la peinture de ce vrai maître semble prendre des callosités.
DAUDET (ALPHONSE)—Une tête de Christ brun, mais de Christ qui n'a jamais porté de croix... qu'à la boutonnière.
Dès le début, en effet, le succès a souri à l'enfant gâté. Que d'applaudissements pour ses premiers vers, si mignons que quelques-uns les trouvent mignards! Que de pâmoisons du côté des dames, lorsque d'une voix légèrement tremblante, avec une pointe d'accent méridional qui faisait l'effet d'une pointe d'ail dans un fin ragoût, il débitait ses Amoureuses en clignant langoureusement les yeux!
Plus tard, il a serti de délicats bijoux en prose qui ont consolidé sa réputation.
Mais, de ce qu'on cisèle avec goût une épingle, il ne s'ensuit pas qu'on soit capable de sculpter une statue. M. Alphonse Daudet n'est pas comme l'empire à la Duvernois. Sa devise devrait être toujours: Faire petit.
Chaque fois qu'il l'oubliera, ce sera tant pis pour lui et pour nous.
Il n'a surtout rien des dons qui constituent l'auteur dramatique. La passion lui manque, et sur les planches, jamais fièvre n'a rimé avec mièvre.