«Therefore Montaigne saith prettily, when he inquired the reason, why the word of the lie should be such a disgrace and such an odious charge? Saith he, If it be well weighed, to say that a man lieth, is as much to say, as that he is brave towards God and a coward towards men. (Essai I.)
[68] Bacon, Essai XVIII.
[69] «Travel, in the younger sort, is a part of education; in the elder, a part of experience.» (Essai XVIII.)
[70] Montaigne, Essais I, XXVI, t. II, p. 33.
[71] Montaigne, Essais III, IX, toute la première moitié du chapitre.
[72] Voici par exemple ce mot de Platon que peu d'athées sont assez fermes dans leur athéïsme pour qu'un danger pressant ne suffise à les ramener à la religion. Bacon, Essai XVI, Montaigne II, XII, t. III, p. 182.—Montaigne avait dit en français ce mot répété par Cicéron dans ses Tusculanes et son de Finibus que ceux mêmes qui écrivent du mépris de la gloire mettent leur nom en tête de leur ouvrage et sacrifient ainsi au désir de la réputation (Livre I, Essai XLI). Bacon cite en latin le passage de Cicéron. Essai LIV (Of vain glory).—Montaigne avait rappelé le mot d'Agésilas que «l'amour et la prudence ne peuvent ensemble». (Essais, III, V, t. VI, p. 32). Bacon semble bien y faire allusion lorsqu'il dit dans son essai de l'amour, p. 260, traduct. Riaux: «Aussi a-t-on raison de dire qu'il est impossible d'être en même temps amoureux et sage».—Le Hoc age que l'on rencontre plusieurs fois chez Montaigne se retrouve au XXe essai de Bacon.—Voir aussi de part et d'autre une allusion à l'île fabuleuse dont Platon parle dans son Limée, sous le nom d'Atlantide: Montaigne I, XXXI, début; Bacon, Essai LVII.
[73] La première partie des Essais de Cornwallis parut en 1600, la seconde partie en 1601. Tous étaient donc publiés antérieurement à la traduction des Essais de Montaigne par Florio, qui date seulement de 1603. Mais de son aveu même Cornwallis avait lu en manuscrit cette traduction de Florio. Je reviendrai ailleurs sur les Essais de Cornwallis et sur leurs emprunts à Montaigne.