La vie commune rapproche les caractères les plus opposés; une semaine s'était à peine écoulée, que Mariette et Edmée ne se quittaient plus.
Cela dura à peu près deux années, et Dieu sait les confidences, les aveux, les aspirations, auxquelles s'abandonna la jolie petite Duparc.
Elle n'avait guère qu'un sujet de conversation.
Maxime!
Elle en parlait à tout propos et à propos de tout, et Edmée l'écoutait avec bienveillance, sans jamais laisser voir que son bavardage pouvait l'ennuyer.
Ce fut donc un jour cruel dans la vie de Mariette que celui où
Edmée quitta le couvent pour rentrer dans sa famille.
Il y eut des larmes, presque des sanglots.
Mariette surtout parut inconsolable, elle ne parlait de rien moins que d'en prendre un fond de chagrin.
Mais les sensations se succédaient heureusement dans son coeur sans y laisser des traces bien profondes. Quelques jours plus tard, elle recevait une lettre de Maxime qui lui annonçait son retour, et sous peu, il viendrait embrasser sa petite Mariette.
Celle-ci essuya ses larmes, et son visage resplendit de nouveau.