La lettre était en effet de Maxime. Gaston la décacheta vivement, et trouva sous l'enveloppe quatre pages d'une écriture serrée et menue.

Il la lut avec résignation.

Maxime ne pouvait rien dire du sujet qui l'occupait tout entier, mais il l'entretenait longuement de Mariette Duparc.

Maxime était décidément amoureux. Eût-il voulu le nier, que toute sa lettre eut protesté!

Il expliquait les motifs qui l'avaient obligé à prolonger son absence, et annonçait qu'il ne tarderait pas à revenir à Paris.

Le jeune lieutenant de vaisseau, quoique orphelin comme sa cousine, avait encore quelques parents, entre autres une tante fort riche qui l'avait toujours tendrement aimé, et il n'avait pas voulu prendre un parti sans la consulter et obtenir son consentement.

Il s'agissait de son bonheur à lui, Maxime, et le bonheur c'est chose grave.

Il avait donc vu cette tante; elle s'était montrée favorable à ses projets, et avant peu tout serait réglé de ce côté.

Tout en faisant ces confidences à Gaston, Maxime le priait de n'en rien raconter à Mariette. Il n'en disait pas davantage, mais Gaston devina sans peine…

Quand il eut achevé la lecture de cette longue lettre il s'habilla, déjeuna sommairement et sortit.