[44] Boccace.

[45] C'est-à-dire le Bachelier.

[46] Monticule au bord du Tibre, à Rome. Il a été formé par l'accumulation des tessons de pots qu'y laissaient ceux qui allant au fleuve chercher de l'eau cassaient la cruche. De là le nom de Testaccio.

[47] Pour Dixit, celui qui dit, le Seigneur. Allusion aux paroles du psaume 109: Dixit Dominus...

[48] Sorte de pâtisseries, de bonbons ou de pastilles sirupeuses dont la pâte demandait à être longuement travaillée avec les mains, et comme il était fatigant de la pétrir, on disait en le faisant une sorte de prière jaculatoire appelée Manuschristi d'après les mots qui la commençaient, d'où le nom de la friandise, aussi bien connue en France qu'en Italie.

[49] Domenico di Giovanni, dit il Burchiello, parce qu'il écrivait ses sonnets sans se soucier d'y mettre un sens, mais selon les hasards de son inspiration verbale et de la rime, ce qui n'est pas un art poétique si médiocre. Crescembeni fait dériver Burchiello de alla Burchia qui, entre autres sens, signifie: à la va comme je te pousse, n'importe comment. Il faut ajouter que plusieurs bons esprits ont vu dans l'obscurité du Burchiello autre chose que de l'absurdité. A l'époque de l'Arétin, il n'avait pas mauvaise réputation; on avait tiré de son surnom un adjectif: burchiellesco, qui avait à peu près le sens d'énigmatique. Ce fameux poète burlesque naquit à Florence en 1404 et mourut à Rome en 1448.

Ce serait Sachetti qui aurait inauguré un genre poétique auquel Burchiello attacha son nom. Il ne faudrait pas confondre le style burchiellesque avec la poésie fidentiane obscure et raffinée appelée ainsi en Italie au xvie siècle, à cause de Fidenzio Glottoerinio Ludimagistro. Le ton des poèmes le plus souvent satiriques du Burchiello s'approche plutôt de celui des quodlibet allemands, des coq-à-l'âne et des amphigouris comme on en fit tant en France au xviiie siècle.

[50] De vivre et non de voir.

[51] Jean de Zapol, comte de Scépuse et voïvode de Transylvanie, élu au trône de Hongrie, vacant à la mort, en 1526, du roi Louis II, dernier des Jallegons, avait appelé les Turcs à son secours contre Ferdinand d'Autriche qui, se fondant sur les droits de sa femme, sœur unique du roi défunt, voulait s'emparer de la couronne.

[52] Le dialecte de Bergame passait pour le plus grossier de l'Italie.