—Et vous m’avez dit: Vous avez sauvé mon enfant, vous portez un nom honorable, j’ai foi en votre loyauté.

—Sans doute, dit le marquis.

—Peut-être avez-vous eu tort, monsieur le marquis.

Un geste d’étonnement échappa au vieillard.

—Veuillez m’écouter, monsieur, reprit Gaston. Je ne m’appelle point M. de Launay; je me suis introduit chez vous avec un but, et ce but vous eût paru criminel si je l’avais avoué.

—Monsieur!... fit le marquis au comble de l’étonnement.

—J’aime Dragonne de Lancy, votre fille, répondit Gaston.

Le marquis tourna ses regards vers Dragonne et s’aperçut qu’elle pleurait.

—Je l’aime, continua Gaston, et il y a une heure, je venais ici, monsieur, pour prendre congé de vous, afin de ne la revoir jamais.

—Mais votre véritable nom est donc entaché, monsieur! s’écria le marquis au comble de la stupéfaction.