—Voyons!
—Est-ce que... à Paris... vous portiez?...
Gaston s’arrêta assez embarrassé.
—Mes habits d’homme? Oh! non, je vous prie de le croire; mes goûts masculins ne vont point jusque-là, et je vous avouerai même qu’ici, lorsque je ne chasse point, je reprends parfaitement mes jupons.
—Ah! pensa Gaston qui respira à cette réponse, c’est donc vraiment une femme?
Ils atteignaient en ce moment la porte du vieux manoir de la Fauconnière.
—Holà! Jacques! Simon! cria Dragonne, venez prendre le cheval de monsieur, conduisez-le à l’écurie, placez-le à côté de Frisette, ma jument, bouchonnez-le avec soin et donnez-lui à manger.
Deux valets de ferme accoururent, saluèrent gauchement Gaston et s’empressèrent d’obéir aux ordres de leur jeune maîtresse, qui dit à Gaston:
—Je continue à vous montrer le chemin. Venez au salon, monsieur.
Le manoir de la Fauconnière avait son parfum très-prononcé de féodalité et de chevalerie. Il y avait des fossés à l’entour, un pont-levis, une cour d’honneur.