Gaston ne ferma les yeux que fort avant dans la nuit, et il se trouva brusquement éveillé peu après par trois coups frappés à la porte du pavillon qui ouvrait sur la vallée.

C’était Dragonne qui arrivait le chercher pour la partie de chasse projetée.

Le jeune homme se vêtit à la hâte et descendit lui ouvrir.

Dragonne était suivie du jardinier, qui portait son fusil et celui qu’elle destinait à Gaston.

—Ah! lui dit-elle en riant, il paraît que vous êtes un véritable chasseur parisien, de ceux qui comptent sur les chemins de fer pour paresser au lit jusqu’au lever du soleil.

—En effet, répondit Gaston, je ne vous attendais point aussi tôt.

—Il est quatre heures pourtant.

—Déjà!

—Dame! fit Dragonne en riant, vous vous êtes couché si tard. Antoine, qui se met au lit le dernier, à onze heures, a aperçu de la lumière à vos fenêtres.

—Le sommeil m’a pris à l’improviste, répondit Gaston, je me suis endormi sans avoir la force d’éteindre ma bougie.