—Où se bat-on, ici? demanda le jeune homme.
—Oh! répondit un soldat en riant, on ne se bat pas à la caserne.
—Où donc alors?
—Ordinairement nous allons du côté de la Grange-Batelière ou sur les Porcherons.
—Allons où vous voudrez.
Les choses s'étaient passées si rapidement qu'aucun officier de service ne s'était aperçu de la provocation.
Mais, pour gagner la rue, il fallait se croiser avec les trois amis de Fraülen.
—Oh! vois donc, dit Maurevailles à Lavenay, le petit protecteur de la marquise, qui s'est fait garde-française!
Un homme aussi expérimenté que Lavenay ne pouvait s'y tromper. Quand deux soldats, aux regards furibonds, sortent de la caserne, suivis de quatre autres, c'est toujours à un duel qu'ils courent.
—Parfaitement, dit Lavenay. Tu désirais que nous fussions débarrassés de cet ex-commis. Ce grand sergent va se charger de la besogne.