Que s'était-il donc passé et comment se trouvait-elle dans les bras de ce gentilhomme?
On sait de quelle mission Maurevailles avait été chargé par le marquis de Langevin.
Nous avons vu comment,—après avoir préparé les étapes du régiment des gardes-françaises, qui tenait à faire joyeusement la route, en régiment d'élite qu'il était,—l'ancien ami du marquis de Vilers était arrivé chez Garrigou et comment la conversation des paysans lui avait appris ce qui se passait au château voisin.
En fallait-il davantage pour qu'un soupçon lui traversât l'esprit?
Maurevailles se promit d'éclaircir ce soupçon.
Le soir, quand le château fut noyé dans une masse d'ombre, il se hâta d'aller examiner les lieux, au risque de recevoir une volée de coups de bâton comme Boniface le braconnier, ou un coup de mousquet comme Sébastien, le cordonnier du village.
Il ne lui arriva aucune mésaventure; mais il se convainquit, à n'en pouvoir douter, qu'il était impossible d'entrer dans le château.
Par la force? On rencontrerait l'année des muets dévoués au magnat.
Par surprise? Les sonnettes avertiraient.
A tout hasard, il descendit dans le saut-de-loup.