Puis, peu à peu, les officiers s'étaient retirés, et le comte l'avait ramenée chez elle.

Et voilà que maintenant Bavette et sa mère lui apprenaient qu'une tentative allait être faite contre elle et qu'une nouvelle bataille allait s'engager entre Tony et ses persécuteurs!

Si cette fois Tony allait succomber!...

Telle était la situation perplexe de la marquise, quand tout à coup des pas précipités retentirent dans le couloir que masquait le tableau.

La marquise frémit.

—Avant de trembler, s'écria courageusement Réjane, sachons ce qu'il en est.

Et la jeune fille, au grand étonnement de la marquise, ouvrit d'elle-même ce tableau que nous lui avons vu refermer derrière Maurevailles.

La marquise aperçut la bonne figure de La Rose, poussa un cri de joie et s'élança vers le brave soldat comme vers un libérateur...

Mais à dix pas derrière le Gascon, dans la nuit du couloir, marchait un second personnage, et l'insuffisante lumière que le soldat tenait à la main ne laissait voir de ce personnage qu'une chose, le manteau rouge qu'il portait sur ses épaules, l'odieux signe de ralliement qu'elle avait appris à tant redouter.

Elle crut comprendre la terrible vérité. Tony et ses amis avaient été tués. Les Hommes Rouges venaient recueillir le prix de leur victoire.