—Chut! dit le marquis, car c'était lui, mène-moi dans ta chambre, j'ai à te parler.
—Ah! je le savais bien, que vous n'étiez pas...
—Chut! te dis-je. Je t'expliquerai tout. Mais au nom du ciel, il ne faut pas qu'on me voie tout de suite. Ma femme serait trop bouleversée. Viens dans ta chambre.
Joseph guida son maître dans l'escalier de service. Arrivé chez Joseph, le marquis, le rassurant, lui conta tout ce qui s'était passé et par quelle miraculeuse fortune il était encore de ce monde.
—Mais ma femme, ma femme, demanda-t-il à Joseph. Il faudrait doucement l'avertir.
Le pauvre vieux demeurait muet.
—Eh bien, qu'attends-tu? demanda le marquis étonné.
Joseph se décida alors à lui faire connaître à son tour ce qui s'était passé et termina en lui montrant les deux lettres de la marquise et celle de Tony.
—Blérancourt, s'écria le marquis, dès qu'il eut jeté les yeux sur ces lettres. Elle est à Blérancourt! Vite, mon épée, un cheval! Il faut trois jours pour aller à Blérancourt. J'y serai demain!!!
Et il y fut.