Deux ou trois coups de feu qui, bien que fort assourdis, arrivèrent jusqu'à lui, ne lui laissèrent bientôt aucun doute.
—Qu'y a-t-il? demanda avec inquiétude le colonel. Cette fête aurait-elle caché une trahison et massacrerait-on ici mes officiers?
Il se rhabilla à la hâte et appela l'homme qui était de garde dans le corridor.
Celui-ci, comme le colonel, entendait bien le bruit de la bataille et cherchait depuis un instant à deviner d'où venait ce bruit; mais il n'avait pu y parvenir.
Le marquis l'envoya à la découverte. Au bout d'un instant, le soldat rentra tout déconcerté. Il n'avait absolument rien vu.
—Je ne rêve pourtant pas, dit le marquis.
—Mon colonel, je vais vous sembler fou; mais on dirait que c'est dans le mur...
M. de Langevin prêta l'oreille. En effet, le bruit semblait provenir de la muraille...
Le marquis, de plus en plus intrigué, boucla son ceinturon et se rendit chez le magnat pour lui demander l'explication de cet événement étrange.
Le comte hongrois était dans la pièce où nous l'avons vu naguère commencer avec la marquise ce repas qui s'était terminé par l'enlèvement d'Haydée.