Il courut à la cheminée pour tirer le bouton, qui faisait jouer le ressort.

Mais il n'en eut pas le temps.

Au moment même où il mettait la main sur ce bouton, la porte s'ouvrit brusquement.

XXXI

LA DERNIÈRE HEURE A BLÉRANCOURT

Dans les explications qu'il donna au magnat, le nain n'avait raison qu'à moitié.

On allait partir, mais on ne partait pas encore.

Les tambours et les trompettes, dont le bruit, perçant les murs de la cage, parvenait jusqu'aux oreilles du comte de Mingréli, n'étaient point le signal du départ, mais annonçaient l'arrivée du maréchal de Saxe et de son escorte.

Car, on s'en souvient, c'était le maréchal de Saxe que les gardes-françaises attendaient à Blérancourt. Il devait prendre, en passant et sans s'arrêter, les deux régiments qu'en sa qualité de colonel-général, le marquis de Langevin avait sous ses ordres.