—Rien.

—Alors que peut-il être devenu?

—Je ne sais. Peut-être lui sera-t-il arrivé quelque accident en route.

—Ou bien, attendez donc, fit observer Marc de Lacy, il me vient une idée. Si Vilers s'était fait tuer, non comme capitaine, mais comme simple soldat?

—C'est facile à vérifier. Depuis l'ordonnance de M. de Vauban, on relève les noms de tous ceux qui sont tués,—simples soldats comme officiers.—Jusqu'à présent, Dieu merci, le nombre des hommes perdus par nous n'est pas trop considérable. Il nous est facile d'en faire le compte.

Ils retournèrent s'enquérir. On leur montra les listes mortuaires.

Aucune trace de Vilers.

Et, il n'y avait même pas lieu de supposer qu'il eût péri sous un faux nom. Les défunts étaient tous de vieux soldats, connus de leurs camarades, et de l'identité desquels ces derniers pouvaient répondre.

—Décidément, s'écria Lavenay en revenant, décidément, Vilers doit s'être arrêté en route, car personne ne l'a vu.

—En tout cas, il n'a pas été tué ici, ajouta Marc de Lacy.