En effet Tony semblait beaucoup plus calme.
—Laissez-le dans ce drap, continua le vieux praticien. Seulement, comme l'eau s'échauffe, vous le rafraîchirez toutes les trois heures. Vous ferez bien d'avoir deux draps pour alterner. Adieu, madame. Mon cher collègue, au revoir, vous n'avez plus besoin de moi!...
Mame Toinon voulut insister pour le payer.
—Allez, dit-il, soignez votre malade, vous me paierez quand il sera debout. Vous avez bien entendu?... De l'eau fraîche... toutes les trois heures... jusqu'à demain. Au revoir!...
Il sortit. Le chirurgien le suivit.
Mame Toinon resta seule pour soigner son Tony.
Vingt-quatre heures se passèrent, au bout desquelles la fièvre disparut complètement.
Mais Tony continuait à répéter:
—Ma mère!...
—Oh! oui, dit mame Toinon, tu as raison, je suis ta vraie mère...