—Mais elle n'a pas même paru aux recherches qui ont été faites, fit observer maman Nicolo.

—Une pareille indifférence est inadmissible. Mame Toinon n'est pas femme à agir ainsi... Il y a une raison.

—Oui, il y a un motif; mais lequel?

Lequel? Voilà ou l'on s'arrêtait. Ni maman Nicolo ni Bavette ne pouvaient découvrir la cause de l'inexplicable disparition de la mère adoptive de Tony. Mais toutes ces indécisions étaient de nature à intriguer davantage encore le baron. Les soupçons grandissaient de plus en plus dans son esprit.

—N'y a-t-il point connexité entre ces diverses disparitions? se demandait-il.

Et il se promit de rechercher mame Toinon.

Mais pour cela, comme il ne la connaissait pas, il lui fallait des aides. Il se demanda s'il ne ferait pas bien d'être accompagné par l'un des soldats qui étaient venus chez lui le matin. Il se promit de leur parler et de demander pour eux à Maurice de Saxe les quelques jours de congé nécessaires pour un voyage à Anvers.

Comme il rentrait chez lui dans cette intention, il aperçut justement les trois hommes attablés avec un singulier personnage, dont la stature minuscule faisait un singulier contraste avec la haute taille des soldats.

Ce personnage, ne le devine-t-on point? c'était le nain de Blérancourt, qui, selon l'intention qu'il en avait manifestée, venait de rejoindre ses amis les gardes-françaises.

—Ainsi, disait sérieusement le nain, il n'y a pas moyen de s'engager parmi vous?