—A ta santé!..
—A la vôtre, mes braves!...
Mais, à ce moment, le nain se retourna. M. de Chartille venait de lui frapper sur l'épaule.
Le baron s'était dit tout à coup que ce nabot était peut-être l'homme qu'il lui fallait. Le nain avait été à Blérancourt, il paraissait savoir bien des choses. En sa qualité de bossu, il était intelligent et intrigant comme tous les gens marqués au B. Ce pouvait être une acquisition précieuse.
Le baron lui fit signe de venir avec lui. Sur un geste de La Rose, le nain se leva et suivit le dernier protecteur de la marquise:
—Tu parlais du capitaine de Vilers, dit M. de Chartille, tu le connais donc?
—Je crois bien, je lui ai sauvé la vie!... C'est moi qui avais ouvert l'écluse...
—Et le caporal Tony, tu le connaissais aussi?
—Parbleu!... je lui ai sauvé la vie aussi. Ils barbotaient ensemble.
—Eh bien, découvre-les-moi, morts ou vivants, et ta fortune est faite...