Il jeta les yeux autour de lui et aperçut un petit pavillon champêtre tout vermoulu.
—Qu'est-ce que cela? demanda-t-il.
—Le vieux kiosque...
—Il n'y a personne?
—On n'y vient jamais.
—Allons-y, nous y serons à l'abri de la température et surtout des indiscrets... Je ne me pardonnerais pas de vous avoir compromise avant le jour où je pourrai solliciter votre main de Vilers redevenu mon ami...
Ces paroles eurent un effet magique sur la jeune fille, qui d'ailleurs ne demandait pas mieux que de se laisser convaincre.
Maurevailles l'entraîna vers le kiosque.
Réjane était naïve et croyante; Maurevailles avait l'expérience et la langue dorée des roués de cette époque. Il entassa protestations sur protestations et n'eut pas de peine à capter entièrement la confiance de la jeune fille qui écoutait avec ravissement le langage d'amour tout nouveau pour elle.
—Mais, demanda-t-elle, s'arrachant à regret à la fascination qu'exerçait sur elle l'entretien du chevalier, comment ma soeur court-elle un danger?