C'était Marc de Lacy.

On se rappelle que Marc, après avoir porté Maurevailles dans le kiosque, avait cherché à se sauver et avait été obligé, par l'arrivée des exempts, à se cacher. Les gardes l'avaient débusqué près du kiosque.

Il avait pu leur échapper au premier moment. Mais ils le serraient de près et, la nouvelle de l'enlèvement de l'enfant les rendant plus furieux encore, ils étaient décidés à l'avoir à tout prix.

Lacy s'enfuyant au hasard, à travers les allées, arriva bientôt jusqu'auprès de l'hôtel, presque sous la fenêtre où se tenait Réjane.

Là, sa retraite lui était coupée une seconde fois.

—Misérable! s'écria Tony en arrivant le premier sur lui. Où est l'enfant?

—L'enfant? dit Lacy surpris, car il était certain que Maurevailles, enfermé par lui dans le vieux kiosque, n'avait pu accomplir le rapt.

—Oui, l'enfant de Vilers, que tu viens d'enlever. Rends-le, si tu tiens à la vie.

—Sur mon salut éternel, je vous jure que je ne l'ai pas!

—Allons-donc! dit le baron de Chartille qui arrivait à son tour. Pas de subterfuges, monsieur, vous vous êtes déjà joué de moi au camp devant Namur; mais je vous ai montré qu'on ne se moquait pas de moi impunément. Répondez catégoriquement: Qu'avez-vous fait de cet enfant?