Puis, la femme s'arrêta.
J'essayai alors de m'orienter, et je cherchai à savoir où je me trouvais. J'étais sur le seuil d'une porte bâtarde, sous les murs d'une maison noire et de sinistre apparence.
Un moment je crus à un guet-apens.
Mais je n'étais pas homme à reculer et me contentai de porter sous mon manteau la main à la garde de mon épée.
La femme souleva un marteau qui rendit à l'intérieur un bruit sourd; une minute s'écoula, puis la porte s'ouvrit.
—Venez, répéta l'inconnue.
J'avais devant moi un corridor ténébreux.
La femme encapuchonnée me prit par la main et m'entraîna. Je fis en ce moment une réflexion bizarre.
Peut-être un rival malheureux avait-il entendu la comtesse Haydée lorsqu'elle m'assignait un rendez-vous, et, ivre de jalousie, me tendait-il un piège?
Mais je serais allé au bout du monde et je n'en continuai pas moins à marcher.