Et, comme elle le regardait d’un œil plein d’étonnement et d’épouvante, il suivit, toujours assez bas pour que les massacreurs ne le pussent entendre:
—Béarn vous attend!
—Il vit donc! s’écria-t-elle délirante.
—Silence! ne prononcez pas son nom...
—Mais où est-il?
—Suivez-nous, moi et ces hommes...
Charlotte se leva avec peine... elle était si brisée!
Gontran lui jeta son manteau sur les épaules et lui offrit son bras.
—Venez! dit-il.
Elle le suivit, à moitié folle, prononçant des mots entrecoupés, incohérents, que Gontran s’efforçait d’étouffer... Ils rentrèrent dans Paris; ils arrivèrent à peu près sans encombre jusqu’à l’endroit où s’élève maintenant la rue Jacob.