—Mon Dieu! l’enfant?
Et, tout chancelant encore, cet homme se mit à courir, arriva à l’hôtellerie, pénétra jusqu’à la chambre où il avait laissé l’enfant endormi et poussa un cri terrible...
LE GANT DE LA REINE
I
Quinze jours après la rencontre des Cavaliers de la nuit à la tour de Penn-Oll, jour pour jour, heure pour heure, à minuit sonnant, les fenêtres du château royal de Glascow, en Écosse, s’illuminèrent comme par enchantement, et la ville, paisiblement endormie déjà, se réveilla aux notes harmonieuses d’un brillant orchestre.
La reine d’Écosse—cette belle et malheureuse Marie Stuart, âme faible et grand cœur, dont la cruauté de la reine d’Angleterre fit une martyre—la reine d’Écosse, disons-nous, donnait un bal de nuit à sa cour pour solenniser le mariage de l’Italien Sébastiani[1] avec Marguerite Carwod, une de ses filles d’honneur.
[1] Ce Sébastiani appartenait à une famille illustre de Corse, dont une branche émigra à la fin de la Renaissance et vint s’établir en Provence, où il en existe encore des descendants.