—Frères! leur cria-t-il, le malheur est tombé sur Penn-Oll.... l’enfant est perdu!

—L’enfant est perdu!..... s’exclamèrent-ils.

Gontran baissa la tête et ne répondit pas.

Don Paëz fut le premier qui sauta au bas de son cheval, courut à Gontran, lui secoua vivement le bras et lui dit avec fureur:

—Mais parle donc, malheureux! parle!

—Il y a quinze jours que je ne dors ni ne vis, répondit Gontran; quinze jours que je cours par monts et par vaux et demandant partout mon enfant... Frères, ne m’accablez pas de votre courroux, car je souffre mille tortures, et vingt fois par jour je suis tenté de me passer ma rapière à travers corps.

—Mais parle donc! hurla don Paëz, parle! où et comment l’as-tu perdu?

—A Paris, dans la nuit de la Saint-Barthélemy.

—Oh! fit Gaëtano, ils l’ont massacré!

—Non, s’écria Gontran avec force, non!