—Qu’est-il donc devenu, alors?

—On me l’a volé!

—Volé!

—Écoutez, frères, écoutez-moi..... quand vous m’aurez entendu, peut-être ne me condamnerez-vous pas!

—Par la mordieu! exclama don Paëz, aussi vrai que le soleil nous éclaire à cette heure, si tu ne retrouves pas l’enfant, quoique tu sois mon frère de sang et de cœur, je te tuerai!

—Frappe! lui dit froidement Gontran.

Et il lui présenta sa poitrine.

—Fou! murmura don Paëz.

Ils descendirent tous de cheval, ils s’allèrent asseoir à la lisière d’un bois et jetèrent la tête du faux roi dans un fossé.

Alors Gontran leur raconta d’une voix brève, saccadée, entrecoupée de sanglots, les détails de cette terrible nuit de la Saint-Barthélemy, nuit pendant laquelle, nos lecteurs s’en souviennent, l’enfant avait été enlevé par le roi de Navarre.