—Tu n’es point, ô terre d’Écosse! un pays doré du soleil. La neige couvre tes montagnes, tes vallées sont sauvages et pauvres, mais tes fils sont loyaux et braves, généreux et hospitaliers. Sur ton sol est née ma famille, mon père y repose du dernier sommeil, et je te quitte en pleurant. Adieu, patrie, je te reverrai!
—Terre d’Écosse! cria à son tour don Paëz, moi aussi je te veux faire mes adieux, et te laisser un souvenir.
Et sans ajouter un mot, il abattit du revers de son épée une branche de chêne, l’affila des deux bouts comme un épieu, et la planta en terre.
Puis il alla ramasser la tête, la débarrassa de son voile noir, et la ficha dessus comme un sanglant trophée.
Alors il se découvrit et murmura avec un ironique sourire:
Mais trois cris lui répondirent, trois cris indicibles de stupeur, de rage, d’étonnement...
—Quelle est cette tête? hurla Hector.
—Pardieu! répondit don Paëz, celle de Bothwell.
—C’est faux! s’écria Gaëtano.