Là, il se dirigea vers la hutte de ce bûcheron qui l’avait deux fois déjà accueilli, lors de ses rencontres avec la reine.

Il y avait nombreuse compagnie dans la hutte: une douzaine de dragons d’Écosse-Cavalerie se chauffaient à l’entour de l’âtre, tandis que leurs chevaux, piaffaient, attachés aux arbres voisins.

Bothwell ne prit point le temps de mettre pied à terre.

—A cheval, messieurs! dit-il.

Les dragons se levèrent aussitôt, mirent le pied à l’étrier, et se rangèrent aux côtés du régent d’Écosse.

Bothwell, escorté par eux, reprit sa route au galop, à travers les hautes futaies de la forêt.

Bientôt à la forêt succéda une petite plaine, puis une vallée étroite et sauvage encaissant un torrent, enfin une seconde forêt plus épaisse et plus sombre que celle de Dunbar.

Bothwell y pénétra sans hésiter, gagna un carrefour et s’y arrêta.

Alors il fit un signe à l’un de ses hommes, qui avait une trompe de chasse sur l’épaule, et le dragon sonna une fanfare. A cette fanfare répondit, dans le lointain, un hallali bruyant.

—Écosse est là! dit Bothwell.